Vient du latin cochlear, qui signifie « cuillère ». Ce nom fait probablement référence à la forme concave des feuilles de certaines espèces du genre, évoquant une petite cuillère.
Le mot cochlearia désignait également une plante médicinale à l'époque romaine, utilisée contre le scorbut.
Espèce : danica
Signifie « du Danemark » en latin. L’épithète spécifique danica indique donc que cette plante est originaire ou fréquente au Danemark ou a été identifiée pour la première fois dans cette région.
Symbologie
Bien que Cochlearia danica n’ait pas une symbolique aussi développée que certaines plantes médicinales ou sacrées, plusieurs aspects peuvent être notés :
Symbole de survie et de résilience : En raison de sa capacité à pousser dans des environnements salés et difficiles (bord des routes salées en hiver, littoraux), Cochlearia danica peut symboliser l’adaptation, la ténacité et la résilience.
Usages anciens contre le scorbut : Le genre Cochlearia, notamment Cochlearia officinalis, était autrefois utilisé comme remède contre le scorbut. Cela a conféré à ces plantes une aura de plante salvatrice, notamment chez les marins.
Association au voyage et à la mer : Le lien historique avec les marins et les zones côtières pourrait évoquer symboliquement les voyages, la mer et la santé.
Histoire et usage
Plante halophile (tolérante au sel), Cochlearia danica pousse naturellement sur les littoraux d’Europe du Nord. Depuis la fin du XXe siècle, elle a colonisé les bords des routes traitées au sel de déneigement (NaCl), devenant un bon exemple de migration anthropique d’une plante.
Répartition : Originaire des régions côtières nordiques (surtout du Danemark, d’où son nom), elle s’est largement étendue à l’Europe centrale.
Usage médicinal : Bien que Cochlearia danica ne soit pas la plus utilisée, elle appartient au même genre que Cochlearia officinalis (herbe au scorbut), riche en vitamine C, utilisée traditionnellement contre le scorbut.
Botanique et écologie moderne : Elle est aujourd’hui étudiée comme espèce bioindicatrice des effets du salage des routes et comme exemple de néophyte naturelle (espèce qui s’est étendue grâce aux changements induits par l’homme).
Bibliographie
VESCOLI, M., Calendrier celtique. Le signe de l'arbre, , Actes sud, 1996COUPLAN, F., STYNER, E., Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques, , Delachaux et Niestlé, 1994LAIS, E., Jardin de sorcières. Le grand livre des plantes magiques, , Rustica éditions, 2003ABBAYE D'ORVAL, Jardin des plantes médicinales, , Abbaye d'Orval, 1975GERARD DUCERF, L'encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : VOL1, 2, 3, , Editions Promonature, 2010PRADES, N., PRADES, J.-B., Le grand livre des légumes oubliés, , Rustica éditions, 2006LIEUTAGHI, P., Le livre des bonnes herbes, , Actes sud, 1997COUPLAN, F., Le régal végétal, , Editions Sang de la Terre, 2009COUPLAN, F., Les plantes et leurs noms. Histoire insolites., , Edition Quae, 2012DEBUIGNE, G., COUPLAN, F., Petit LAROUSSE des plantes qui guérissent, , Edition LAROUSSE, 2006LANSKA, D., Plantes sauvages comestibles, , Gründ, 2001FLEISCHHAUER, S.G., GUTHMANN, J., SPIEGELBERGER, R., Plantes sauvages comestibles., , ULMER, 2012HUNAULT,I., Plantes sauvages comestibles., , ULMER, 2011PAUME, M.-C., Sauvages et comestibles. Herbes, fleurs et petites salades, , Edisud, 2005TEST-ACHAT, Se soigner par les plantes, , éditions de l'Association des consommateurs, 1981MULOT, M.-A., Secrets d'une herboriste. La Bible des plantes, 20° Editions, Editions du Dauphin, 2009PIERRE, M., TARAVELLA, P., LE LOUARN, M., Secrets et magie des herbes du jardin, , éditions du garde-temps, 2002