Étymologie

  • Crepis : du grec ancien “krēpis” (κρηπίς), signifiant “soulier” ou “base”, probablement en référence à la forme de la base des feuilles ou au port général de la plante (rosette basale).
  • Paludosa : du latin “palus, paludis”, signifiant “marais”, indiquant l’habitat humide de la plante.

Symbologie

Bien que Crepis paludosa ne soit pas une plante très présente dans les traditions folkloriques ou la symbolique classique (contrairement au pissenlit, par exemple), elle peut être interprétée à travers les axes suivants :

  • Symbole de persistance ou d’adaptabilité : pousse dans des environnements humides, souvent difficiles, elle représente donc la capacité à prospérer dans des conditions hostiles.
  • Affinité avec l’eau et la terre : elle s’enracine profondément et dépend d’un sol humide, ce qui peut symboliser un lien fort avec l’inconscient (eau) et la stabilité (terre).
  • Jaune lumineux de ses fleurs : en langage floral, le jaune peut symboliser la lumière, l’intellect, la vivacité ou encore l’amitié.

Histoire

  • Découverte et classification
    • Crepis paludosa a été décrite initialement par Carl von Linné, puis reclassée par Conrad Moench.
    • Plante européenne, elle est largement répandue dans les prairies humides, les fossés, les berges ombragées.
    • Elle fait partie des plantes de la famille des astéracées ayant évolué pour occuper des niches écologiques humides.
  • Usages historiques
    • Peu d’usages médicinaux traditionnels documentés, contrairement à d’autres astéracées comme Taraxacum ou Cichorium.
    • Parfois confondue avec d'autres espèces dans les flores anciennes.
    • Son nom pouvait parfois apparaître dans les anciens herbiers sous des noms vernaculaires comme « crépide des marais » ou « fausse laitue », mais elle est rarement utilisée à des fins médicinales ou culinaires.

Bibliographie

VESCOLI, M., Calendrier celtique. Le signe de l'arbre, , Actes sud, 1996COUPLAN, F., STYNER, E., Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques, , Delachaux et Niestlé, 1994LAIS, E., Jardin de sorcières. Le grand livre des plantes magiques, , Rustica éditions, 2003ABBAYE D'ORVAL, Jardin des plantes médicinales, , Abbaye d'Orval, 1975GERARD DUCERF, L'encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : VOL1, 2, 3, , Editions Promonature, 2010PRADES, N., PRADES, J.-B., Le grand livre des légumes oubliés, , Rustica éditions, 2006LIEUTAGHI, P., Le livre des bonnes herbes, , Actes sud, 1997COUPLAN, F., Le régal végétal, , Editions Sang de la Terre, 2009COUPLAN, F., Les plantes et leurs noms. Histoire insolites., , Edition Quae, 2012DEBUIGNE, G., COUPLAN, F., Petit LAROUSSE des plantes qui guérissent, , Edition LAROUSSE, 2006LANSKA, D., Plantes sauvages comestibles, , Gründ, 2001FLEISCHHAUER, S.G., GUTHMANN, J., SPIEGELBERGER, R., Plantes sauvages comestibles., , ULMER, 2012HUNAULT,I., Plantes sauvages comestibles., , ULMER, 2011PAUME, M.-C., Sauvages et comestibles. Herbes, fleurs et petites salades, , Edisud, 2005TEST-ACHAT, Se soigner par les plantes, , éditions de l'Association des consommateurs, 1981MULOT, M.-A., Secrets d'une herboriste. La Bible des plantes, 20° Editions, Editions du Dauphin, 2009PIERRE, M., TARAVELLA, P., LE LOUARN, M., Secrets et magie des herbes du jardin, , éditions du garde-temps, 2002