Étymologie

  • Nom latin : Foeniculum vulgare
    • Foeniculum vient du latin fenuculum, diminutif de fenum (foin), en raison de son odeur proche du foin coupé.
    • Vulgare signifie « commun », « répandu ».
  • Le nom français « fenouil » vient du latin fenuculum, devenu fenol, fenel, puis fenouil en ancien français.

Symbologie

Le fenouil a porté plusieurs symboles selon les époques et les cultures :

  • Antiquité
    • Chez les Grecs anciens, il était associé à la victoire et la connaissance :
    • La tige de fenouil (nommée narthêx) aurait été l’instrument avec lequel Prométhée aurait volé le feu de l’Olympe pour l’offrir aux humains.
    • Il poussait sur le champ de bataille de Marathon.
    • Chez les Romains, on lui prêtait des vertus purificatrices et digestives. Il était aussi utilisé pour maintenir la lucidité et la clarté mentale.
  • Moyen Âge
    • Il était accroché aux portes pour repousser les mauvais esprits.
    • Dans la médecine médiévale (galénique), on l’utilisait contre les troubles de la vue et les gaz intestinaux, symbolisant la clairvoyance et la lumière intérieure.
  • Chrétienté
    • Le fenouil figure parfois dans l’iconographie chrétienne comme symbole de force dans la foi et de pureté.

Histoire

  • Antiquité
    • Originaire du bassin méditerranéen, il est cultivé depuis l’Antiquité.
    • Dioscoride, médecin grec du Ier siècle, le mentionne dans son De materia medica comme stimulant de l’appétit, galactogène et bon pour la vue.
    • Pline l’Ancien (Ier siècle) cite son usage par les serpents qui, après avoir mué, se frottaient aux feuilles de fenouil pour retrouver la vue — ce qui a renforcé sa symbolique visuelle.
  • Moyen Âge et Renaissance
    • Très utilisé dans les jardins monastiques.
    • Il fait partie des « simples » (plantes médicinales de base) dans les écoles de médecine de Salerne et Montpellier.
    • On le retrouve dans les traités de Hildegarde de Bingen, qui le conseille contre les ballonnements et comme fortifiant.
  • Temps modernes à aujourd’hui
    • Cultivé pour ses feuilles, graines et bulbes dans la cuisine méditerranéenne.
    • Utilisé en herboristerie pour ses propriétés digestives, antispasmodiques, galactogènes et légèrement œstrogéniques.

Bibliographie

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