Référence à l’aspect du suc qui fait pleurer comme de la fumée.
Ou à l’odeur acre de certaines espèces.
Peut aussi venir de la croyance qu’elle émergeait de la terre comme de la fumée (Plutarque, Dioscoride).
Espèce – capreolata :
Du latin capreolus, signifiant « vrille », « sarment » ou « jeune chevreuil ».
En botanique, cela évoque le caractère grimpant ou vrillé de la plante, ici en référence à ses tiges souples qui s'appuient sur la végétation voisine.
Symbologie
Symbolique médiévale et médicinale :
Comme toutes les fumeterres, Fumaria capreolata a été associée à la purification, notamment du foie et du sang.
Son nom « fumée de terre » évoquait une subtilité évanescente, ce qui en faisait une plante liée à l’air, à la mélancolie, voire aux esprits.
En alchimie ou médecine humorale : elle purifiait la "bile noire", combattait la mélancolie et aidait à clarifier la vision (mentalement et physiquement).
Par analogie, elle était parfois considérée comme plante de clairvoyance, de vision, voire de transmutation intérieure.
Langage des fleurs (XIXe s.) :
Elle symbolise parfois la mélancolie, l’éphémère, voire le secret.
Histoire et usage
Antiquité :
Dioscoride et Pline l’Ancien mentionnent des fumeterres (probablement F. officinalis, mais la distinction n'était pas claire).
Utilisée comme collyre ou dépuratif.
Moyen Âge et Renaissance :
Décrite dans les herbiers médiévaux comme plante médicinale purgative, sudorifique, et utile contre les maladies de la peau (eczéma, dartres).
C’est Fumaria officinalis qui était le plus couramment utilisée, mais F. capreolata partage des propriétés similaires.
Botanique :
Décrite formellement par Carl von Linné, puis précisée par des botanistes européens au XVIIIe et XIXe siècle.
Elle est originaire d’Europe, d’Afrique du Nord et du Proche-Orient, mais s’est largement naturalisée ailleurs (notamment en Australie et en Amérique du Sud).
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