Genre : Pilosella vient du latin pilosus, « poilu », en référence à la pilosité dense et soyeuse qui couvre les feuilles et tiges de ces plantes.
Epithète spécifique : peleteriana rend hommage au botaniste français Amédée Louis Michel Lepeletier (1770–1845), d’où le nom vernaculaire piloselle de Lepèletier / épervière de Lepèletier .
Le binôme Pilosella peleteriana fut proposé en 1862 par Friedrich Wilhelm Schultz et Karl Heinrich Schultz (Bipontinus).
Symbolique
Le nom ancien Hieracium, que portait auparavant cette plante, dérive du grec hierax (« faucon, épervier ») — en lien avec la croyance que ces rapaces buvaient son suc pour améliorer leur vision — d’où le surnom d’« épervière ».
Traditionnellement utilisée comme oracle de guérison au Moyen Âge : on observait si un malade allait guérir ou s’éteindre selon que la plante flétrissait ou restait vigoureuse.
Chez Hildegarde de Bingen (XIIᵉ siècle), elle symbolisait la purification, le soutien visuel et la cicatrisation des plaies.
Histoire et usages
Histoire botanique
Classée originellement dans le genre Hieracium (Épervières), elle a été reclassée au XIXᵉ siècle dans Pilosella pour refléter mieux les relations phylogénétiques du groupe.
Pilosella peleteriana est définie formellement par Schultz & Schultz‑Bipontinus en 1862, d’après Mérat (1812).
Usages traditionnels et médicaux
Utilisée depuis le XIIᵉ siècle pour fortifier la vue, cicatriser les blessures, traiter les affections respiratoires (comme l’asthme ou bronchite), et les troubles digestifs ou hépatiques.
En phytothérapie moderne, on lui reconnaît des propriétés diurétiques, cholagogues, dépuratives, anti-infectieuses et astringentes, principalement grâce à l’un de ses composés, l’ombelliférone.
Écologie et d’autres aspects naturels
Espèce vivace stolonifère, adaptant la télétoxie chemique pour exclure les plantes voisines dans les sols pauvres, ce qui en fait une plante envahissante dans certains milieux.
Pousse en pelouses sèches alpines ou subalpines, jusqu’à 2500 m d’altitude, souvent sur sols siliceux pauvres.
Reproduction par apomixie & stolons ; dispersion des graines facilités par les fourmis (mirmécochorie) ou adhésion sur animaux (zoocorie).
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