Lactuca : du latin lac, lactis = « lait », en référence au latex blanc laiteux qui s’écoule des tiges et feuilles coupées.
sativa : du latin sativus = « semé, cultivé », terme classique pour les plantes domestiquées (ex. Allium sativum, Oryza sativa).
Littéralement : « la plante cultivée qui donne du lait ».
Symbologie
Fertilité et sommeil : Chez les Grecs et les Romains, la laitue était associée à la déesse de la fertilité (Aphrodite/Vénus), mais aussi au sommeil et à la mort, car son latex blanc était considéré comme sédatif.
Ambivalence :
Dans certains contextes, elle symbolise la vigueur sexuelle (liée à la fécondité).
Dans d’autres, elle est un symbole funéraire et d’apaisement.
Christianisme médiéval : La laitue figure dans les herbiers monastiques comme plante de tempérance, recommandée pour calmer les ardeurs sexuelles.
Histoire et usages
Origines : La laitue dériverait de Lactuca serriola (la laitue sauvage), plante méditerranéenne et eurasienne.
Égypte ancienne (vers 2500 av. J.-C.) : représentée dans l’iconographie funéraire, associée au dieu Min (dieu de la fertilité). Elle était cultivée pour ses graines oléagineuses avant de l’être pour ses feuilles.
Grèce antique : Théophraste (IVe s. av. J.-C.) décrit plusieurs types de laitues. Hippocrate mentionne ses vertus calmantes.
Rome antique : largement consommée ; Pline l’Ancien (Ier s. ap. J.-C.) décrit de nombreuses variétés et ses usages médicinaux (somnifère, digestif).
Moyen Âge : introduite dans les jardins monastiques d’Europe. Consommée crue et cuite, considérée comme un aliment « froid » dans la théorie des humeurs.
Renaissance et époque moderne : sélection et diversification des variétés (pommes, romaines, batavias…). La laitue devient un légume de base en Europe.
Aujourd’hui : légume-feuille universel, avec une immense diversité cultivée (plus de 1 000 variétés).
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