Lathyrus : vient du grec ancien λάθυρος (láthyros), qui désignait déjà une sorte de légumineuse (probablement une gesse). Le terme est lié à un mot grec signifiant « pois sauvage » ou « plante fourragère ».
hirsutus : du latin hirsutus = « hérissé, poilu, velu », en référence à la pilosité abondante de ses tiges et de ses folioles.
Symbologie
Les gesses, proches parentes des pois et des vesces, n’ont pas une symbolique aussi riche que les roses ou les lys, mais on peut dégager quelques thèmes :
Humilité & rusticité : c’est une plante de friches, de talus et de sols pauvres ; elle symbolise donc la capacité à pousser là où d’autres échouent.
Fertilité & abondance : comme toutes les Fabacées, elle enrichit le sol en azote grâce à ses nodules symbiotiques. Dans les traditions agraires, les légumineuses sont souvent vues comme bienfaitrices, favorisant la fécondité des terres.
Ambivalence : certaines gesses sont comestibles ou fourragères (ex. Lathyrus sativus), mais d’autres sont toxiques (contenant des alcaloïdes neurotoxiques causant le lathyrisme). Cette ambivalence fait de la gesse un symbole de double nature : plante nourricière mais potentiellement dangereuse.
Histoire
Antiquité : Le genre Lathyrus est déjà mentionné par Théophraste et Pline l’Ancien. Certaines espèces étaient cultivées comme fourrage ou en alimentation humaine de secours (notamment Lathyrus sativus en période de famine). L. hirsutus en particulier n’est pas connue comme plante alimentaire majeure, mais plutôt comme plante adventice ou occasionnellement fourragère.
Moyen Âge et Renaissance : Les herbiers médiévaux mentionnent des gesses indistinctement, souvent sous le terme générique de « gesse » ou « pois sauvage ». Leur usage reste marginal.
Époque moderne : Lathyrus hirsutus est parfois cultivée comme plante fourragère, mais elle n’a jamais eu l’importance agricole de la vesce (Vicia) ou du pois (Pisum). Elle reste connue surtout comme plante spontanée dans les prairies et cultures.
Aujourd’hui : Elle est vue comme une espèce secondaire, appréciée pour la biodiversité qu’elle apporte (source de nectar pour certains insectes, couverture végétale) mais sans rôle agricole majeur.
Bibliographie
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