Étymologie

  • Genre Lathyrus : vient du grec ancien λάθυρος (láthyros), nom d’une légumineuse (probablement un pois ou une gesse sauvage). Le terme était déjà utilisé par Théophraste et Dioscoride.
  • Épithète linifolius : du latin linum = lin et folium = feuille → « à feuilles de lin », en référence à ses feuilles étroites et allongées qui rappellent celles du lin cultivé.

Synonyme historique : Orobus tuberosus, du grec orobos (plante légumineuse, souvent gesse) et tuberosus (porteur de tubercules), à cause de ses racines charnues et comestibles.

Symbologie

Bien que cette espèce n’ait pas une symbolique universellement codifiée comme la rose ou le lys, plusieurs éléments ressortent :

  • Tubercules nourriciers : associés à la survie, la persistance et la résilience. Dans le folklore écossais, on les considérait comme une ressource de famine.
  • Fleurs violettes-rosées : le violet est souvent relié à la discrétion, l’humilité et une certaine noblesse cachée.
  • Proximité avec les pois et autres légumineuses : les gesses en général symbolisent la fécondité, la nourriture et la capacité à enrichir la terre (plantes fixatrices d’azote).
  • Dans le langage floral victorien (lié aux Fabacées ornementales comme le pois de senteur, Lathyrus odoratus), le genre Lathyrus est parfois associé à la délivrance ou à la liberté d’esprit.

Histoire et usages

  • Antiquité et Moyen Âge : les « gesses » (différentes espèces de Lathyrus et Orobus) étaient connues comme plantes fourragères ou médicinales. Mais Lathyrus linifolius se distingue par ses tubercules sucrés.
  • Écosse et Highlands : ses tubercules, appelés heath peas ou earth nuts, étaient consommés bouillis ou crus. Ils avaient la réputation de couper la faim et de soutenir les bergers et voyageurs pendant longtemps.
  • Médecine populaire : les tubercules étaient utilisés contre la mélancolie, pour donner de la vigueur, et comme « coupe-faim naturel ».
  • Botanique moderne : l’espèce est indigène d’Europe tempérée (zones atlantiques, bois clairs et prairies). Elle est aujourd’hui peu exploitée mais suscite un regain d’intérêt ethnobotanique.

Bibliographie

VESCOLI, M., Calendrier celtique. Le signe de l'arbre, , Actes sud, 1996COUPLAN, F., STYNER, E., Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques, , Delachaux et Niestlé, 1994LAIS, E., Jardin de sorcières. Le grand livre des plantes magiques, , Rustica éditions, 2003ABBAYE D'ORVAL, Jardin des plantes médicinales, , Abbaye d'Orval, 1975GERARD DUCERF, L'encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : VOL1, 2, 3, , Editions Promonature, 2010PRADES, N., PRADES, J.-B., Le grand livre des légumes oubliés, , Rustica éditions, 2006LIEUTAGHI, P., Le livre des bonnes herbes, , Actes sud, 1997COUPLAN, F., Le régal végétal, , Editions Sang de la Terre, 2009COUPLAN, F., Les plantes et leurs noms. Histoire insolites., , Edition Quae, 2012DEBUIGNE, G., COUPLAN, F., Petit LAROUSSE des plantes qui guérissent, , Edition LAROUSSE, 2006LANSKA, D., Plantes sauvages comestibles, , Gründ, 2001FLEISCHHAUER, S.G., GUTHMANN, J., SPIEGELBERGER, R., Plantes sauvages comestibles., , ULMER, 2012HUNAULT,I., Plantes sauvages comestibles., , ULMER, 2011PAUME, M.-C., Sauvages et comestibles. Herbes, fleurs et petites salades, , Edisud, 2005TEST-ACHAT, Se soigner par les plantes, , éditions de l'Association des consommateurs, 1981MULOT, M.-A., Secrets d'une herboriste. La Bible des plantes, 20° Editions, Editions du Dauphin, 2009PIERRE, M., TARAVELLA, P., LE LOUARN, M., Secrets et magie des herbes du jardin, , éditions du garde-temps, 2002