Étymologie

  • Genre Lepidium : vient du grec λεπίδιον (lepídion), diminutif de λεπίς (lepís) = « écaille ». Le nom fait allusion à la forme aplatie et écailleuse des fruits (silicules).
  • Espèce campestre : du latin campester = « des champs, des plaines », en référence à son habitat rudéral et cultivé.

→ Donc Lepidium campestre = « petite plante à fruits en forme d’écaille poussant dans les champs ».

Symbologie

Contrairement à des plantes plus connues comme le blé ou la vigne, Lepidium campestre n’a pas de grande tradition symbolique dans l’imaginaire européen. Toutefois :

  • Dans le langage des plantes, les Lepidium (passerages) sont parfois associés à la guérison et à la purification car certaines espèces étaient utilisées en médecine populaire.
  • Le genre est lié à la protection contre le scorbut (plantes riches en vitamine C, proches de la passerage drave, Lepidium sativum, parfois cultivée comme « cresson alénois »).
  • La rudéralité de L. campestre (plante des terrains remués, bords de route, champs) a pu la rattacher symboliquement au monde du « banal » ou du « vulgaire », mais aussi à la résilience et à la capacité d’adaptation.

Histoire

  • Antiquité : Le genre Lepidium est connu dès l’Antiquité (Dioscoride, Galien, Pline l’Ancien) mais il est difficile de savoir si L. campestre y était précisément distingué. On trouve surtout mention du Lepidium sativum (cresson alénois), cultivé pour ses propriétés médicinales et culinaires.
  • Moyen Âge : Le genre apparaît dans les herbiers médiévaux (sous le nom de « nasturtium », « passerage »). La distinction des espèces reste floue.
  • Époque moderne : Au XVIIIᵉ siècle, Linné décrit clairement Lepidium campestre (dans le Species Plantarum, 1753).
  • Médecine populaire : Certaines passerages, dont L. campestre, ont été utilisées contre les maladies pulmonaires, comme diurétiques ou stimulants digestifs.
  • Aujourd’hui : Plante considérée comme adventice des cultures, mais aussi étudiée comme plante oléagineuse potentielle (intérêt agronomique récent).

Bibliographie

VESCOLI, M., Calendrier celtique. Le signe de l'arbre, , Actes sud, 1996COUPLAN, F., STYNER, E., Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques, , Delachaux et Niestlé, 1994LAIS, E., Jardin de sorcières. Le grand livre des plantes magiques, , Rustica éditions, 2003ABBAYE D'ORVAL, Jardin des plantes médicinales, , Abbaye d'Orval, 1975GERARD DUCERF, L'encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : VOL1, 2, 3, , Editions Promonature, 2010PRADES, N., PRADES, J.-B., Le grand livre des légumes oubliés, , Rustica éditions, 2006LIEUTAGHI, P., Le livre des bonnes herbes, , Actes sud, 1997COUPLAN, F., Le régal végétal, , Editions Sang de la Terre, 2009COUPLAN, F., Les plantes et leurs noms. Histoire insolites., , Edition Quae, 2012DEBUIGNE, G., COUPLAN, F., Petit LAROUSSE des plantes qui guérissent, , Edition LAROUSSE, 2006LANSKA, D., Plantes sauvages comestibles, , Gründ, 2001FLEISCHHAUER, S.G., GUTHMANN, J., SPIEGELBERGER, R., Plantes sauvages comestibles., , ULMER, 2012HUNAULT,I., Plantes sauvages comestibles., , ULMER, 2011PAUME, M.-C., Sauvages et comestibles. Herbes, fleurs et petites salades, , Edisud, 2005TEST-ACHAT, Se soigner par les plantes, , éditions de l'Association des consommateurs, 1981MULOT, M.-A., Secrets d'une herboriste. La Bible des plantes, 20° Editions, Editions du Dauphin, 2009PIERRE, M., TARAVELLA, P., LE LOUARN, M., Secrets et magie des herbes du jardin, , éditions du garde-temps, 2002