Étymologie

  • Leucanthemum : du grec ancien leukos (« blanc ») et anthemon (« fleur ») → « fleur blanche ».
  • vulgare : du latin vulgaris (« commun, répandu »).

 Littéralement : « la fleur blanche commune ».

Le nom vernaculaire marguerite vient du grec margarites (« perle »), probablement en raison de la blancheur et de la rondeur des pétales.

Symbologie

La marguerite est une fleur très chargée symboliquement en Europe :

  • Innocence & pureté : sa blancheur et sa simplicité en font un symbole de candeur, associé à l’enfance et à la pureté des sentiments.
  • Amour naïf et sincère : la tradition du « effeuiller la marguerite » (« il m’aime, un peu, beaucoup… ») provient de croyances populaires médiévales.
  • Vérité & loyauté : les pétales rayonnant autour du cœur jaune rappellent le soleil et l’éclat de la vérité.
  • Renouveau & espoir : comme elle refleurit abondamment au printemps, elle est liée aux cycles de vie, au retour de la lumière.
  • Divination amoureuse : en langage des fleurs (XIXe s.), elle signifie sentiment loyal, amour véritable ou espérance.

Histoire & usages

  • Antiquité : Les Grecs et les Romains connaissaient des composées proches (mais la marguerite des prés, telle quelle, est eurasiatique et n’est pas citée par les auteurs classiques).
  • Moyen Âge :
    • On l’associe à la Vierge Marie en raison de sa blancheur (symbole de pureté).
    • Elle entre dans les jardins de simples pour ses propriétés médicinales (légèrement astringente, vulnéraire, sudorifique).
    • Symbole chevaleresque : la marguerite était l’emblème de Marguerite de Provence (épouse de Saint Louis) et de Marguerite d’Anjou.
  • Renaissance et époque moderne : utilisée en tisanes et emplâtres, notamment contre la toux et les petites plaies.
  • XIXe siècle : triomphe dans le langage des fleurs (les marguerites symbolisent l’innocence et l’amour sincère, opposées aux fleurs plus passionnées comme la rose).
  • Folklore :
    • L’effeuillage amoureux apparaît dans la tradition populaire dès le XVIIe siècle.
    • Elle est aussi perçue comme protectrice : cueillie à la Saint-Jean, elle devait porter bonheur.

Bibliographie

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