Lotus : vient du grec ancien λωτός (lôtos). Ce terme désignait plusieurs plantes différentes (du nymphéa jusqu’à des légumineuses). Chez Homère, le lotos est une plante mythique associée aux « mangeurs de lotos », peuple qui perdait la mémoire et l’envie de rentrer chez eux après en avoir consommé. En botanique, Linné a repris le mot pour nommer ce genre de Fabacées.
glaber : en latin = « glabre, sans poils, lisse ». L’épithète fait référence à l’absence de pilosité des organes de la plante (feuilles, gousses ou calice), ce qui la distingue d’autres Lotus velus.
Symbolique
Comme la plupart des Fabacées, le Lotus glaber est une plante fixatrice d’azote, symbole de fertilité et de régénération des sols.
Le mot lotus véhicule une ambiguïté symbolique :
Chez les Grecs, c’était une plante d’oubli et de douceur (les « lotophages » d’Ulysse).
En Égypte et en Inde, le lotus est au contraire symbole de lumière, de pureté et de renaissance (mais là il s’agit du nénuphar sacré, pas de la Fabacée). L’amalgame a souvent été fait dans la symbolique populaire européenne.
Dans les campagnes méditerranéennes, les Lotus (corniculatus, glaber, tenuis) sont surtout perçus comme plantes de prairie nourrissantes, donnant un bon fourrage. Leur symbolisme est donc associé à la fécondité agraire, à la nourriture et à la prospérité des troupeaux.
Histoire & usages
Répartition : Lotus glaber est une plante originaire des zones tempérées et méditerranéennes, adaptée aux sols salins ou pauvres. Il est fréquent dans les prairies, les pâturages et les dunes littorales.
Fourrage : utilisé depuis longtemps comme plante fourragère. Moins amer que Lotus corniculatus, il est apprécié du bétail.
Agronomie moderne : sélectionné pour l’amélioration des pâturages en sols salés (particulièrement en Argentine, Uruguay et Espagne).
Culture symbolique : contrairement au Lotus aquatique d’Orient, Lotus glaber n’a pas eu de rôle religieux ou artistique fort en Europe. Son importance est surtout rurale, liée à l’élevage et à la vitalité des prairies.
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