Étymologie

  • Genre : Matricaria
    • Du latin matrix = « matrice, utérus » → plante traditionnellement utilisée pour soigner les affections féminines (menstruations, troubles de l’accouchement).
    • Le suffixe -aria indique « relatif à ».
    • D’où : Matricaria = « plante des matrices » ou « plante pour l’utérus ».
  • Espèce : discoidea
    • Du grec/latin discus (« disque ») et le suffixe -oideus (« en forme de »).
    • Référence à son capitule floral sans ligules blanches (contrairement à la camomille vraie), ne présentant que le « disque » central jaune-vert.

Noms vernaculaires :

  • Français : Matricaire discoïde, parfois « camomille inodore » (mais ce nom prête à confusion avec Tripleurospermum inodorum).
  • Anglais : pineapple weed, à cause de son odeur d’ananas lorsqu’on froisse les fleurs.
  • Allemand : Kleinblütige Kamille ou Geruchlose Kamille.

Symbologie

La matricaire discoïde, moins connue que la camomille officinale, a hérité par extension d’une partie de la symbolique des camomilles :

  • Protection et purification : comme d’autres Astéracées aromatiques, elle était utilisée dans les infusions calmantes et les fumigations.
  • Résilience et modestie : adventice des sols piétinés, poussant sur les chemins et les terrains dégradés, elle symbolise la force discrète des « plantes des pauvres », capables de s’installer là où d’autres ne peuvent pas.
  • Apaisement et maternité (héritage du genre Matricaria).

Dans certaines traditions amérindiennes (particulièrement chez les Yupik et certains peuples du Nord-Ouest américain), elle est associée à la guérison et à l’apaisement digestif et nerveux, mais sans forte connotation sacrée.

Histoire et usages

  • Originaire probablement de l’Asie du Nord-Est, M. discoidea s’est répandue en Europe et en Amérique du Nord à partir du XIXᵉ siècle comme plante rudérale.
  • Consommée traditionnellement par plusieurs peuples autochtones d’Amérique du Nord :
    • Infusions calmantes contre les maux de ventre, le rhume, les insomnies.
    • Feuilles et capitules utilisés en cataplasmes contre les douleurs.
  • En Europe, elle est surtout reconnue comme plante adventice plutôt que médicinale, même si on la retrouve parfois en tisane.

Bibliographie

VESCOLI, M., Calendrier celtique. Le signe de l'arbre, , Actes sud, 1996COUPLAN, F., STYNER, E., Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques, , Delachaux et Niestlé, 1994LAIS, E., Jardin de sorcières. Le grand livre des plantes magiques, , Rustica éditions, 2003ABBAYE D'ORVAL, Jardin des plantes médicinales, , Abbaye d'Orval, 1975GERARD DUCERF, L'encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : VOL1, 2, 3, , Editions Promonature, 2010PRADES, N., PRADES, J.-B., Le grand livre des légumes oubliés, , Rustica éditions, 2006LIEUTAGHI, P., Le livre des bonnes herbes, , Actes sud, 1997COUPLAN, F., Le régal végétal, , Editions Sang de la Terre, 2009COUPLAN, F., Les plantes et leurs noms. Histoire insolites., , Edition Quae, 2012DEBUIGNE, G., COUPLAN, F., Petit LAROUSSE des plantes qui guérissent, , Edition LAROUSSE, 2006LANSKA, D., Plantes sauvages comestibles, , Gründ, 2001FLEISCHHAUER, S.G., GUTHMANN, J., SPIEGELBERGER, R., Plantes sauvages comestibles., , ULMER, 2012HUNAULT,I., Plantes sauvages comestibles., , ULMER, 2011PAUME, M.-C., Sauvages et comestibles. Herbes, fleurs et petites salades, , Edisud, 2005TEST-ACHAT, Se soigner par les plantes, , éditions de l'Association des consommateurs, 1981MULOT, M.-A., Secrets d'une herboriste. La Bible des plantes, 20° Editions, Editions du Dauphin, 2009PIERRE, M., TARAVELLA, P., LE LOUARN, M., Secrets et magie des herbes du jardin, , éditions du garde-temps, 2002