Étymologie

  • Myosotis : vient du grec myos (μῦς, « souris ») et ous, ὠτός (oreille) → « oreille de souris », en référence à la forme et à la douceur veloutée des feuilles.
  • nemorosa : du latin nemorosus (« boisé », « ombragé de forêts »), indiquant son habitat typique, les bois frais et humides.

Symbologie

Le myosotis, toutes espèces confondues, est une plante très chargée symboliquement en Europe :

  • Mémoire & fidélité : son nom vernaculaire en plusieurs langues (forget-me-not en anglais, Vergissmeinnicht en allemand) traduit l’idée de souvenir éternel, de fidélité en amitié et en amour.
  • Mourning & commémoration : au XIXᵉ siècle, il est devenu une fleur funéraire dans le langage des fleurs.
  • Franc-maçonnerie : le myosotis a été utilisé comme symbole discret de reconnaissance et de solidarité au XXᵉ siècle, surtout en Allemagne sous le nazisme (remplaçant parfois l’étoile maçonnique).
  • Mémoire des disparus : le myosotis est devenu, dans certains pays, symbole de mémoire pour les victimes de guerre (ex. Arménie : myosotis stylisé pour le centenaire du génocide en 2015).

Il est souvent difficile d’attribuer une symbolique spécifique à M. nemorosa : c’est plutôt le genre entier qui est chargé de ces connotations.

Histoire & usages

  • Antiquité et Moyen Âge : le genre est connu des herboristes pour ses petites fleurs, mais peu utilisé en médecine (contrairement à d’autres Boraginacées comme la bourrache).
  • Renaissance : apparaît dans les herbiers (ex. Fuchs, Mattioli) sous des formes de « Myosotis sylvestre ».
  • XIXᵉ siècle : avec la mode du « langage des fleurs », le myosotis prend une importance culturelle et sentimentale.
  • XXᵉ siècle : son usage symbolique s’élargit vers la mémoire collective (commémorations, franc-maçonnerie, génocides).

Bibliographie

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