Étymologie

  • Genre : Petasites
    • Du grec πέτασος (petasos), qui désigne un large chapeau à bords plats porté par les voyageurs grecs.
    • Le nom fait référence aux grandes feuilles du genre Petasites, qui évoquent en effet un vaste couvre-chef ou un parapluie végétal.
    • Linné (Carl von Linné, 1753) a introduit ce nom en botanique.
  • Espèce : pyrenaicus
    • Du latin pyrenaicus, signifiant "des Pyrénées".
    • Cela indique l’origine géographique du taxon, décrivant une plante originaire ou caractéristique des Pyrénées.

Petasites pyrenaicus signifie donc littéralement : « Le pétasite des Pyrénées », ou encore « la plante à grandes feuilles en forme de chapeau des Pyrénées ».

Symbolique

Bien que peu représenté dans la symbolique traditionnelle (comparé à des plantes médicinales plus connues), Petasites pyrenaicus hérite du symbolisme général du genre Petasites :

  • Protection et abri
    • Par analogie avec son nom ("petasos" = chapeau), le pétasite symbolise la protection, l’abri, le refuge.
    • Ses larges feuilles qui couvrent le sol évoquent un parapluie naturel, symbole de bienveillance et de retrait sous la nature protectrice.
  • Résistance et guérison
    • Dans la tradition européenne, le genre Petasites était utilisé pour soulager les maux respiratoires (d’où le nom anglais Butterbur, autrefois utilisé contre la toux et les fièvres).
    • Il devient symbole de résilience, remède, et force tranquille dans les lieux humides et rudes.
  • Symbole des sources et des eaux
    • Sa présence fidèle aux berges et suintements en fait une plante aquatique tutélaire, associée à la pureté, à l’origine de la vie, et à la fraîcheur montagnarde.
    • Dans certaines interprétations modernes de la flore pyrénéenne, il évoque le lien intime entre la montagne et l’eau.

Histoire & Usages

  • Dans l’herboristerie traditionnelle, les pétasites (notamment P. hybridus) étaient utilisés pour :
    • Soigner les migraines et crampes ;
    • Soulager les affections pulmonaires ;
    • Réduire la fièvre (d’où un ancien nom vernaculaire : herbe à la fièvre).
  • On enveloppait parfois le beurre dans ses feuilles (d’où Butterbur en anglais).
  • Dans les Pyrénées, la plante est connue localement sous des noms évoquant ses feuilles énormes, comme « grande feuille » ou « parapluie de montagne ».

Bibliographie

VESCOLI, M., Calendrier celtique. Le signe de l'arbre, , Actes sud, 1996COUPLAN, F., STYNER, E., Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques, , Delachaux et Niestlé, 1994LAIS, E., Jardin de sorcières. Le grand livre des plantes magiques, , Rustica éditions, 2003ABBAYE D'ORVAL, Jardin des plantes médicinales, , Abbaye d'Orval, 1975GERARD DUCERF, L'encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : VOL1, 2, 3, , Editions Promonature, 2010PRADES, N., PRADES, J.-B., Le grand livre des légumes oubliés, , Rustica éditions, 2006LIEUTAGHI, P., Le livre des bonnes herbes, , Actes sud, 1997COUPLAN, F., Le régal végétal, , Editions Sang de la Terre, 2009COUPLAN, F., Les plantes et leurs noms. Histoire insolites., , Edition Quae, 2012DEBUIGNE, G., COUPLAN, F., Petit LAROUSSE des plantes qui guérissent, , Edition LAROUSSE, 2006LANSKA, D., Plantes sauvages comestibles, , Gründ, 2001FLEISCHHAUER, S.G., GUTHMANN, J., SPIEGELBERGER, R., Plantes sauvages comestibles., , ULMER, 2012HUNAULT,I., Plantes sauvages comestibles., , ULMER, 2011PAUME, M.-C., Sauvages et comestibles. Herbes, fleurs et petites salades, , Edisud, 2005TEST-ACHAT, Se soigner par les plantes, , éditions de l'Association des consommateurs, 1981MULOT, M.-A., Secrets d'une herboriste. La Bible des plantes, 20° Editions, Editions du Dauphin, 2009PIERRE, M., TARAVELLA, P., LE LOUARN, M., Secrets et magie des herbes du jardin, , éditions du garde-temps, 2002