Genre : Vient du latin prūnus, qui désignait déjà les pruniers et arbres fruitiers apparentés dans l’Antiquité. Le terme latin est probablement dérivé du grec ancien proumnon, utilisé pour certains arbres fruitiers à noyau.
Espèce : Dérive de Cerasus, le nom latin de la ville de Cérasus (actuelle Giresun, en Turquie). Selon Pline l’Ancien (Histoire naturelle), ce serait là que le cerisier aurait été introduit à Rome depuis l’Asie Mineure.
→Donc, littéralement, Prunus cerasus signifie « le prunier de Cérasus ».
Symbologie
Cultural / Symbolique en Europe
Le cerisier acide symbolise souvent l’éphémère et la fragilité de la vie, en raison de la courte période de maturité de ses fruits.
Dans l’iconographie chrétienne et médiévale, le griottier peut représenter la tentation ou la fécondité, car il est lié aux jardins et vergers.
Dans le langage floral moderne, les cerises peuvent évoquer la douceur mêlée à l’acidité, une image de plaisir mêlé de peine.
Médecine et superstition populaire
Historiquement, les fruits étaient considérés comme purificateurs et étaient utilisés pour des décoctions contre certaines fièvres et troubles digestifs.
Les noyaux, riches en amygdaline, ont été entourés de croyances magiques (pouvoirs de protection ou de chance).
Histoire & Usages
Origine et domestication
Originaire des régions tempérées de l’Europe et de l’Asie Mineure.
Le griottier est plus anciennement cultivé que le cerisier doux (Prunus avium). Les premières mentions datent de l’Antiquité grecque et romaine.
Introduit à Rome via la région de Cérasus (actuelle Turquie), il s’est ensuite diffusé dans toute l’Europe.
Utilisation historique
Fruits consommés frais, mais surtout pour confitures, compotes, griottines et liqueurs.
Le bois, dur et résistant, était utilisé pour ébénisterie et petits instruments.
Écologie et culture
Espèce semi-rustique, préfère sols bien drainés, tolère sols acides.
Le griottier est souvent planté dans les vergers et pour la pollinisation croisée du cerisier doux.
Bibliographie
VESCOLI, M., Calendrier celtique. Le signe de l'arbre, , Actes sud, 1996COUPLAN, F., STYNER, E., Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques, , Delachaux et Niestlé, 1994LAIS, E., Jardin de sorcières. Le grand livre des plantes magiques, , Rustica éditions, 2003ABBAYE D'ORVAL, Jardin des plantes médicinales, , Abbaye d'Orval, 1975GERARD DUCERF, L'encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : VOL1, 2, 3, , Editions Promonature, 2010PRADES, N., PRADES, J.-B., Le grand livre des légumes oubliés, , Rustica éditions, 2006LIEUTAGHI, P., Le livre des bonnes herbes, , Actes sud, 1997COUPLAN, F., Le régal végétal, , Editions Sang de la Terre, 2009COUPLAN, F., Les plantes et leurs noms. Histoire insolites., , Edition Quae, 2012DEBUIGNE, G., COUPLAN, F., Petit LAROUSSE des plantes qui guérissent, , Edition LAROUSSE, 2006LANSKA, D., Plantes sauvages comestibles, , Gründ, 2001FLEISCHHAUER, S.G., GUTHMANN, J., SPIEGELBERGER, R., Plantes sauvages comestibles., , ULMER, 2012HUNAULT,I., Plantes sauvages comestibles., , ULMER, 2011PAUME, M.-C., Sauvages et comestibles. Herbes, fleurs et petites salades, , Edisud, 2005TEST-ACHAT, Se soigner par les plantes, , éditions de l'Association des consommateurs, 1981MULOT, M.-A., Secrets d'une herboriste. La Bible des plantes, 20° Editions, Editions du Dauphin, 2009PIERRE, M., TARAVELLA, P., LE LOUARN, M., Secrets et magie des herbes du jardin, , éditions du garde-temps, 2002