Etymologie

Le nom scientifique Prunus laurocerasus est d'origine latine :

  • Prunus signifie "prunier" et fait référence au genre qui regroupe divers arbres fruitiers et ornementaux.
  • laurocerasus dérive de deux mots : laurus ("laurier") et cerasus ("cerise"), en raison de la ressemblance de ses feuilles avec celles du laurier et de ses fruits avec des cerises.

En français, on le nomme couramment "Laurier-cerise" ou "Laurier-palme".

Symbologie

Le Laurier-cerise, avec ses feuilles persistantes et brillantes, symbolise souvent l’immortalité ou la permanence en raison de sa verdure constante.
Dans certaines traditions, il est associé à la protection et à la purification, notamment en raison de ses propriétés toxiques dissuadant les prédateurs et symbolisant une barrière naturelle.

Origine et histoire

Prunus laurocerasus est originaire des régions du sud-est de l'Europe et d'Asie occidentale, principalement autour des Balkans, du Caucase et du littoral de la mer Noire.

  • Il est introduit en Europe occidentale au XVIe siècle comme plante ornementale en raison de son feuillage élégant et persistant.
  • Historiquement, il a été utilisé dans des jardins formels pour créer des haies ou des écrans brise-vue.

Son usage s'est répandu dans les jardins à travers l'Europe, notamment en France et en Angleterre, où il reste un choix populaire pour les haies.

Propriétés

Botaniques et écologiques

  • Le Laurier-cerise est un arbuste ou petit arbre pouvant atteindre 5 à 8 mètres de hauteur.
  • Ses feuilles épaisses et coriaces sont riches en composés cyanogènes, qui lui confèrent des propriétés toxiques.
  • Il produit de petites fleurs blanches parfumées au printemps et des fruits noirs en été.

Pharmacologiques et médicinales

  • Les feuilles et les fruits contiennent de l'acide cyanhydrique, un composé toxique pour les humains et les animaux en cas d'ingestion.
  • En phytothérapie ancienne, des extraits de feuilles étaient utilisés en petites doses pour leurs propriétés sédatives, mais ces pratiques sont aujourd'hui déconseillées.

Utilisations pratiques

  • En jardinage : le Laurier-cerise est prisé pour son rôle dans les haies denses et sa capacité à supporter la taille.
  • Protection naturelle : son caractère toxique dissuade les herbivores et contribue à son rôle protecteur dans les jardins.

Précautions

  • Tous les organes de la plante (feuilles, fruits non mûrs, graines) sont toxiques. L'acide cyanhydrique qu'ils contiennent peut causer des intoxications graves, voire mortelles.

Bibliographie

VESCOLI, M., Calendrier celtique. Le signe de l'arbre, , Actes sud, 1996COUPLAN, F., STYNER, E., Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques, , Delachaux et Niestlé, 1994LAIS, E., Jardin de sorcières. Le grand livre des plantes magiques, , Rustica éditions, 2003ABBAYE D'ORVAL, Jardin des plantes médicinales, , Abbaye d'Orval, 1975GERARD DUCERF, L'encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : VOL1, 2, 3, , Editions Promonature, 2010PRADES, N., PRADES, J.-B., Le grand livre des légumes oubliés, , Rustica éditions, 2006LIEUTAGHI, P., Le livre des bonnes herbes, , Actes sud, 1997COUPLAN, F., Le régal végétal, , Editions Sang de la Terre, 2009COUPLAN, F., Les plantes et leurs noms. Histoire insolites., , Edition Quae, 2012DEBUIGNE, G., COUPLAN, F., Petit LAROUSSE des plantes qui guérissent, , Edition LAROUSSE, 2006LANSKA, D., Plantes sauvages comestibles, , Gründ, 2001FLEISCHHAUER, S.G., GUTHMANN, J., SPIEGELBERGER, R., Plantes sauvages comestibles., , ULMER, 2012HUNAULT,I., Plantes sauvages comestibles., , ULMER, 2011PAUME, M.-C., Sauvages et comestibles. Herbes, fleurs et petites salades, , Edisud, 2005TEST-ACHAT, Se soigner par les plantes, , éditions de l'Association des consommateurs, 1981MULOT, M.-A., Secrets d'une herboriste. La Bible des plantes, 20° Editions, Editions du Dauphin, 2009PIERRE, M., TARAVELLA, P., LE LOUARN, M., Secrets et magie des herbes du jardin, , éditions du garde-temps, 2002