Étymologie

  • Genre – Le nom Pulicaria vient du latin pulex, qui signifie « puce ». 
    • Cette étymologie renvoie à l’usage ancien de ces plantes : elles étaient effectivement utilisées comme insecticide, pour repousser les puces. 
    • Dans l’étymologie populaire en français, on retrouve des noms comme « herbe aux puces » ou « pucier » (lié à “pulicaria”). 
  • Épithète spécifique – “Vulgaris” est un adjectif latin très courant en botanique : il signifie « commun, ordinaire ». Dans ce cas, Pulicaria vulgaris désigne essentiellement la « pulicaire commune ». 
    • Le nom scientifique complet, Pulicaria vulgaris, a été proposé par Joseph Gaertner en 1791. 
    • Avant cela, la plante avait été décrite par Linné comme Inula pulicaria

Symbologie

Sur la symbologie (les significations symboliques ou folkloriques) de Pulicaria vulgaris, les informations sont plus limitées, mais on peut en tirer quelques points intéressants :

  • Usage protecteur contre les insectes
    • Comme mentionné, le genre Pulicaria était historiquement utilisé comme répulsif à puces. Cette capacité à « chasser les puces » peut être symbolique de protection ou de purification. 
    • Dans certaines traditions rurales, des bouquets de pulicaire (généralement d’espèces voisines comme Pulicaria dysenterica, mais la symbolique peut se recouper) étaient placés dans les étables ou les bâtiments pour éloigner les maladies ou les mauvais présages. Par exemple, il existe une légende dans le Morvan (région française) associant cette plante à Saint Roch, le saint protecteur des animaux : on suspendait des tiges fleuries dans les étables, car on croyait que cela protégeait du mal, y compris de la peste. 
    • Le nom vulgaire « herbe de Saint‑Roch » atteste de cette symbolique protectrice. 
  • Symbolique médicale
    • Bien que P. vulgaris ne soit pas aussi clairement liée à des remèdes intestinaux (comme Pulicaria dysenterica l’est avec la dysenterie), le fait que des Pulicaria aient été employées en phytothérapie peut leur donner une symbolique de guérison, d’utilité médicinale ou d’herbe « utile » contre les maux.
    • Cependant, il n’existe pas beaucoup de sources traditionnelles précises (mythiques ou littéraires) qui attribuent à P. vulgaris une forte symbolique spirituelle ou ésotérique — sa valeur repose surtout sur les usages pratiques (insecticide, médecine).

Histoire​

  • Usages traditionnels
    • Comme déjà évoqué, autrefois on utilisait la pulicaire comme insecticide (pour repousser les puces). 
    • L’association avec Saint Roch est particulièrement intéressante : dans certaines régions, le jour de sa fête, les plantes étaient bénies, puis accrochées dans les étables. Cela montre une dimension à la fois profane (insecticide) et sacrée / protectrice.
    • Dans les textes de botanique, l’accent est mis sur sa valeur de plante annuelle, sur sa morphologie (petits capitules jaunes, feuilles ondulées, pubescentes) : cela correspond bien à ce qui est observé sur le terrain. 

Bibliographie

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