Calendula : Ce nom vient du latin calendae, qui désigne les premiers jours du mois dans le calendrier romain. Le souci était dit "fleurir à chaque calende", c’est-à-dire tout au long de l’année, d’où son nom.
Arvensis : Du latin arvum, qui signifie « champ cultivé ». Le suffixe -ensis indique l’appartenance à un lieu. Arvensis signifie donc littéralement « des champs », indiquant son habitat naturel.
Symbologie
La Calendula arvensis, tout comme sa cousine Calendula officinalis, a longtemps été chargée de significations symboliques dans différentes cultures :
Joie et réconfort : Ses fleurs jaune d’or sont souvent associées à la lumière du soleil et à la chaleur, évoquant la joie, la constance et la vitalité.
Douleur et deuil : Paradoxalement, dans la tradition chrétienne médiévale, les soucis étaient aussi plantés sur les tombes, car ils « suivent le soleil », symbolisant l’espoir d’une résurrection.
Protection : Dans certaines traditions populaires, les soucis servaient d’amulettes contre les sorts et les esprits maléfiques.
Histoire
Antiquité : Déjà utilisée dans l’Antiquité, bien que moins connue que la Calendula officinalis, la variété arvensis était parfois utilisée à des fins médicinales et magiques. Les Grecs et les Romains connaissaient les vertus des soucis en général.
Moyen Âge : Le souci des champs, bien que plus discret que son cousin cultivé, était néanmoins intégré aux herbiers des guérisseurs. Il était réputé pour ses propriétés anti-inflammatoires et cicatrisantes.
Époque moderne : Aujourd’hui, Calendula arvensis est moins utilisée que C. officinalis, mais elle reste une plante sauvage importante pour la biodiversité, notamment pour les abeilles et les papillons.
Bibliographie
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