Dysphania : du grec dys- (« difficile, mauvais ») et phaino (« apparaître, briller »), possiblement en référence à l’aspect ou à l’odeur âcre de certaines espèces du genre.
botrys : du grec botrys (βότρυς), signifiant « grappe de raisin », en référence à la disposition de ses inflorescences.
Noms vernaculaires :
En français : ambroisie maritime, botryche, chénopode aromatique, raisin d’odeur.
En anglais : Jerusalem oak, sticky goosefoot, feather geranium.
En arabe : souvent confondue avec certaines plantes médicinales locales (pas de nom univoque).
Chenopodium vient du grec khēn (χην), qui signifie « oie », et pous, podos (πούς, ποδός), qui signifie « pied ». Le nom fait référence à la forme des feuilles qui ressemblent, selon certains, à un pied d’oie.
Symbologie
L’odeur pénétrante et balsamique des feuilles en fait un symbole de purification ou de désinfection, utilisée parfois pour purifier l’air ou éloigner les insectes.
Elle a aussi pu symboliser une forme de protection ou de barrière invisible, étant donnée son usage répulsif.
Histoire et usages
Antiquité & Moyen Âge
Connue depuis l’Antiquité, elle a probablement été utilisée par les Grecs et Romains pour ses vertus médicinales, bien qu’elle soit souvent confondue avec d'autres chénopodiacées.
Son odeur forte et balsamique l’a faite apprécier pour assainir l’air dans des lieux clos.
Époque moderne
Introduite dans les herbiers européens comme plante médicinale, notamment dans les pharmacopées du XVIe au XVIIIe siècle.
Le genre Chenopodium, auquel elle était rattachée, a longtemps été utilisé dans la médecine populaire européenne.
Usages traditionnels :
En infusion contre les vers intestinaux (vermifuge).
En usage externe contre les affections cutanées ou en fumigation.
Plante aromatique jadis utilisée dans certaines préparations culinaires ou liqueurs (au goût rappelant parfois le réséda ou l’eucalyptus).
Bibliographie
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