Crataegus : Ce nom vient du grec ancien “kratos” (κράτος) qui signifie “force” ou “solidité”, en référence à la dureté du bois de cet arbuste. Le suffixe “-agus” est un suffixe fréquent dans les noms botaniques, utilisé pour former des noms de genre.
monogyna : Du grec “monos” (μόνος) signifiant “unique” ou “seul” et “gynē” (γυνή) signifiant “femme” ou ici plus précisément “organe femelle”, en référence à la fleur qui possède un seul style (organe reproducteur femelle).
Donc, Crataegus monogyna signifie littéralement « aubépine à un seul style » avec un bois dur et solide.
Symbolique
Protection et défense : L’aubépine, avec ses branches épineuses, est souvent symbole de protection. Dans les jardins, elle servait à créer des haies défensives pour les fermes.
Fécondité et mariage : En Europe, l’aubépine est traditionnellement associée au printemps, aux mariages et à la fertilité, notamment car elle fleurit en mai, mois des célébrations de la fertilité.
Purification : Elle est aussi vue comme un arbre protecteur contre le mal et les esprits, utilisée dans des rites de purification.
Vie et mort : Certaines cultures la considèrent comme un symbole du passage entre vie et mort, probablement lié à sa floraison abondante suivie de la production de fruits rouges.
Histoire et usages
Antiquité : L’aubépine était connue des Grecs et des Romains, utilisés pour ses propriétés médicinales (traitement du cœur, anxiété).
Moyen Âge : On l’utilisait en Europe pour délimiter les terres agricoles avec des haies épineuses, et elle avait une place dans la médecine populaire.
Médecine traditionnelle : Ses baies, fleurs, et feuilles sont employées en phytothérapie pour leurs effets cardioprotecteurs, calmants et diurétiques.
Culture et folklore : L’aubépine est souvent mentionnée dans les contes, légendes et traditions rurales européennes.
Bibliographie
VESCOLI, M., Calendrier celtique. Le signe de l'arbre, , Actes sud, 1996COUPLAN, F., STYNER, E., Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques, , Delachaux et Niestlé, 1994LAIS, E., Jardin de sorcières. Le grand livre des plantes magiques, , Rustica éditions, 2003ABBAYE D'ORVAL, Jardin des plantes médicinales, , Abbaye d'Orval, 1975GERARD DUCERF, L'encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : VOL1, 2, 3, , Editions Promonature, 2010PRADES, N., PRADES, J.-B., Le grand livre des légumes oubliés, , Rustica éditions, 2006LIEUTAGHI, P., Le livre des bonnes herbes, , Actes sud, 1997COUPLAN, F., Le régal végétal, , Editions Sang de la Terre, 2009COUPLAN, F., Les plantes et leurs noms. Histoire insolites., , Edition Quae, 2012DEBUIGNE, G., COUPLAN, F., Petit LAROUSSE des plantes qui guérissent, , Edition LAROUSSE, 2006LANSKA, D., Plantes sauvages comestibles, , Gründ, 2001FLEISCHHAUER, S.G., GUTHMANN, J., SPIEGELBERGER, R., Plantes sauvages comestibles., , ULMER, 2012HUNAULT,I., Plantes sauvages comestibles., , ULMER, 2011PAUME, M.-C., Sauvages et comestibles. Herbes, fleurs et petites salades, , Edisud, 2005TEST-ACHAT, Se soigner par les plantes, , éditions de l'Association des consommateurs, 1981MULOT, M.-A., Secrets d'une herboriste. La Bible des plantes, 20° Editions, Editions du Dauphin, 2009PIERRE, M., TARAVELLA, P., LE LOUARN, M., Secrets et magie des herbes du jardin, , éditions du garde-temps, 2002