Lactuca : du latin lac, lactis = « lait », en référence au latex blanc et amer qui s’écoule lorsqu’on casse les tiges ou feuilles des laitues sauvages et cultivées.
perennis : du latin perennis = « qui dure toute l’année, vivace », indiquant son caractère pérenne par rapport à Lactuca sativa (la laitue cultivée, annuelle).
Symbolique
La symbolique de la laitue (en général, mais transposable à L. perennis) est assez riche :
Dans l’Antiquité gréco-romaine, la laitue était associée à Saturne et aux funérailles, car on lui attribuait des vertus soporifiques et aphrodisiaques contradictoires (d’un côté calmantes, de l’autre liées à la fertilité).
Chez les Égyptiens, la laitue (notamment Lactuca serriola et apparentées) était consacrée au dieu Min, dieu de la fécondité et de la virilité.
Plus tard, en symbolique chrétienne, elle a parfois représenté la tempérance et la sobriété à cause de son amertume.
Lactuca perennis, par son aspect plus ornemental (fleurs bleues violettes) que les autres laitues, a pu être perçue aussi comme une plante de transition entre sauvage et cultivé, une « laitue noble des rochers ».
Histoire & usages traditionnels
Déjà citée dans les herbiers médiévaux comme une plante amère, proche des chicorées et laitues sauvages.
Comme d’autres Lactuca, son latex a été employé en médecine populaire :
propriétés légèrement sédatives et analgésiques (on parlait autrefois de lactucarium, une sorte d’« opium de laitue »).
peu utilisée comparée à Lactuca virosa (la « laitue vireuse »), qui était la véritable source du lactucarium.
Comestibilité : jeune, les feuilles pouvaient être consommées comme salade amère, mais rapidement elles deviennent coriaces.
Bibliographie
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