Étymologie

  • Genre Lathyrus : vient du grec ancien λάθυρος (láthyros), qui désignait une légumineuse, probablement une gesse. Le terme est déjà présent chez Théophraste (IVe s. av. J.-C.).
  • Épithète latifolius : du latin latus = large, et folium = feuille → « à larges feuilles ».

Nom vernaculaire français : « gesse à larges feuilles » ou « pois de senteur vivace » (bien qu’il n’ait pas l’odeur suave du Lathyrus odoratus, le pois de senteur annuel).

Symbologie

La symbolique de Lathyrus latifolius est proche de celle du pois de senteur (L. odoratus) :

  • Amour délicat et liens affectifs : ses vrilles qui s’agrippent symbolisent l’attachement, la fidélité et parfois la dépendance affective.
  • Adieu, gratitude : dans le langage des fleurs victorien, le pois de senteur exprime un « merci » ou un « doux souvenir », parfois associé au départ.
  • Force et persistance : L. latifolius est une vivace robuste, capable de s’installer durablement et de résister à la sécheresse ; il peut symboliser la ténacité et la résilience.
  • Absence de parfum : contrairement au Lathyrus odoratus, cette absence est parfois lue symboliquement comme la beauté sans séduction, ou la discrétion.

Histoire et culture

  • Origine : Plante vivace originaire du sud de l’Europe et du bassin méditerranéen, introduite ailleurs comme ornementale.
  • Usages historiques :
    • Peu utilisée en alimentation, contrairement à d’autres Lathyrus (comme la gesse cultivée, L. sativus). Certaines graines de Lathyrus contiennent des alcaloïdes neurotoxiques (responsables du lathyrisme lorsqu’elles sont consommées en excès).
    • Utilisée depuis le XVIᵉ siècle comme plante de jardin, appréciée pour ses grandes fleurs papilionacées roses à rouges, regroupées en grappes.
    • Introduite dans les jardins anglais et français au XVIIᵉ siècle comme plante grimpante décorative.

Bibliographie

VESCOLI, M., Calendrier celtique. Le signe de l'arbre, , Actes sud, 1996COUPLAN, F., STYNER, E., Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques, , Delachaux et Niestlé, 1994LAIS, E., Jardin de sorcières. Le grand livre des plantes magiques, , Rustica éditions, 2003ABBAYE D'ORVAL, Jardin des plantes médicinales, , Abbaye d'Orval, 1975GERARD DUCERF, L'encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales : VOL1, 2, 3, , Editions Promonature, 2010PRADES, N., PRADES, J.-B., Le grand livre des légumes oubliés, , Rustica éditions, 2006LIEUTAGHI, P., Le livre des bonnes herbes, , Actes sud, 1997COUPLAN, F., Le régal végétal, , Editions Sang de la Terre, 2009COUPLAN, F., Les plantes et leurs noms. Histoire insolites., , Edition Quae, 2012DEBUIGNE, G., COUPLAN, F., Petit LAROUSSE des plantes qui guérissent, , Edition LAROUSSE, 2006LANSKA, D., Plantes sauvages comestibles, , Gründ, 2001FLEISCHHAUER, S.G., GUTHMANN, J., SPIEGELBERGER, R., Plantes sauvages comestibles., , ULMER, 2012HUNAULT,I., Plantes sauvages comestibles., , ULMER, 2011PAUME, M.-C., Sauvages et comestibles. Herbes, fleurs et petites salades, , Edisud, 2005TEST-ACHAT, Se soigner par les plantes, , éditions de l'Association des consommateurs, 1981MULOT, M.-A., Secrets d'une herboriste. La Bible des plantes, 20° Editions, Editions du Dauphin, 2009PIERRE, M., TARAVELLA, P., LE LOUARN, M., Secrets et magie des herbes du jardin, , éditions du garde-temps, 2002