Le nom de genre Lactuca vient du latin lactuca, terme utilisé chez les Romains pour désigner la laitue. Ce mot est lié au mot lac/lactis « lait », en raison de la sève blanche laiteuse que certaines espèces de Lactuca exsudent lorsqu’on les coupe.
L’épithète spécifique muralis, -e signifie « des murs, propre aux murs / aux murailles » en latin, de murus « mur ». Cela indique un habitat typique ou fréquent : murs, pierres, rochers, endroits calcaires ou rocheux où la plante peut pousser dans les fissures ou en bordure.
Synonymie : Lactuca muralis a été appelée sous d’autres noms dans l’histoire botanique, par exemple Prenanthes muralis par Linné (1753), Mycelis muralis, Cicerbita muralis, etc.
Histoire & usages
Lactuca muralis est une plante européenne, qui se rencontre dans les sous-bois ombragés, sur les murs, rochers, zones fraîches, généralement en milieux calcaires.
Du point de vue botanique, Lactuca muralis est proche d’autres laitues sauvages (genre Lactuca, parfois Mycelis selon les auteurs), et distingue notamment par ses capitules avec 4-5 ligules jaunes, son latex laiteux, ses feuilles fortement découpées, etc.
Concernant ses usages médicinaux ou culinaires : il y a peu de documents spécifiques à Lactuca muralis quant à ses propriétés pharmacologiques. Beaucoup des usages anciens de « laitue sauvage » concernent Lactuca virosa ou d’autres espèces. Par exemple, dans la tradition polonaise du XIXᵉ siècle, on mentionne le « laitucarium » (sève lactescente) comme sédatif, analgésique, ou narcotique léger, mais le texte précise qu’il est souvent difficile de savoir de quelle espèce il s’agit.
En chimie végétale, Lactuca muralis a été étudiée : ses parties aériennes contiennent des flavones et dérivés de l’acide caféique, les racines présentent des lactones sesquiterpéniques. Ceci suggère qu’elle pourrait partager certaines propriétés avec d’autres espèces de Lactuca.
Bibliographie
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